J’AIME BEAUCOUP PAUL VERHOEVEN. Bien envie de revoir Starship Troopers. Pas grand-chose à changer, quelques transpositions d’époque ici et là.

(Énergie monosyllabique, aujourd’hui)

La situation de délire collectif y prend la forme, aujourd’hui coutumière, d’un effort de guerre contre la menace de bugs envahisseurs sous les feux des images incessantes de notre servitude volontaire. Nous traçons désormais les sillons de notre délire.

Starship Troopers (1997) Paul Verhoven

Complaisance visuelle, décompte des morts, détails des combats, héroïsme sanguinolent, mobilisation générale, slogans unanimistes, explications édifiantes, manichéisme héroïque, appel aux valeurs de la civilisation, humour désamorcé, visages lisses du marketing politique, entretiens scientifiques, projections en temps réel, controverses stériles, prophylaxie sommaire, cataractes d’images, huilage des rouages administratifs, globalisation contre universalité, optimisme aux dents blanches, exaltation des petits gestes, séquençage massif de la vie et consommation d’un flux de news garanties sans fake.

En dernier lieu, la valorisation d’une vérité massive contre toute tentative critique (le covid tue il faut s’en protéger, le confinement évite les contaminations, prenez soin de vous et de vos proches, nous sommes tous responsables, etc., etc.).

« Dans ton coude ! »

Dans la grande maison en face de chez moi, les gens continuent à applaudir, en famille. Ils fêteront bientôt leur libération. Nous serons cette fois confinés dehors, en plus des quatre murs de notre crâne. Les imbéciles auront peut-être des moments de répit.

« Plus je clique, plus j’aime mon lointain », Patrick Corneau, Un souvenir qui s’ignore, Éditions Conférence, p. 44.

Would you like to know more ?

Aime ton lointain