« Je me suis peu à peu rendu compte que la principale menace que fait peser l’approche centrée sur l’apprenant est d’ordre politique. S’il envisage d’y recourir, l’enseignant est confronté à la peur de partager pouvoir et maîtrise. Comment savoir si les élèves sont dignes de confiance ? Comment s’assurer de la fiabilité d’un processus ? Il faut se risquer, et le risque fait peur.

Mais l’éducation centrée sur la personne menace aussi l’élève : la docilité, et son cortège de jérémiades, est tellement plus facile que la prise de responsabilité et le risque d’erreurs, avec leurs incontournables conséquences. En outre, rompus à l’allégeance depuis la nuit des temps, les élèves n’aspirent spontanément qu’à la prolonger. »

(…)

Carl R. Rogers, L’Approche centrée sur la personne, Politique éducative (chap. XXII), traduction de Henry-Georges Richon, Éditions Randin, 2001.

L’énergie du jargonnage
Héberger l’autre en soi
Forêts inutiles
Aime ton lointain
« Co-vidons les esprits ! »
Carnaval et rouelle nasale
Chat gris, chat bleu
Valeur de l’incompétence
Dissent !
Hygiaphone

Après une trentaine d’années d’enseignement, j’ai appris que l’autonomie et la liberté s’apprennent en situation d’autonomie et de liberté. Je ne crois plus aujourd’hui au savoir uniquement inscrit dans les esprits – le remplissage des crânes dociles, au détriment de la liberté et du désir d’apprendre, irréductiblement liés à l’espace politique et social qui nous traverse de manière divergente, imprévisible et multiple.

RATER MIEUX
APPRENTISSAGE & ENTHOUSIASME
LES ÉCOLES FINLANDAISES
ORTHOGRAPHE & POUVOIR