Comment faire ?

1. Un RAPPORT ÉCRIT est à la fois une démonstration (contenu) et une tentative de séduction visuelle (forme). Dans les deux cas, il s’agit de capter la bienveillance de votre lecteur. La forme ne saurait ainsi être dissociée du contenu. Je suis personnellement sensible à la cohérence des choix faits par le ou les rédacteurs et rédactrices : les alinéas, le choix de couleurs, les tailles de polices et la gestion des espaces présentent une logique d’ensemble.

2. La TYPOGRAPHIE est l’instrument privilégié de cette cohérence : elle organise le texte sur la page blanche. Quelques règles typographiques contemporaines :

  • les titres et les sous-titres ne sont jamais soulignés : le rédacteur peut jouer sur les capitales, la graisse, les tailles de polices, le choix des couleurs (pas plus de 3) ;
  • les titres de parties commencent une nouvelle page ;
  • les sous-titres sont toujours suivis d’au moins deux lignes de texte.

3. L’ORTHOGRAPHE est conforme aux attentes universitaires ; la SYNTAXE est fluide : phrases courtes et nerveuses ; les mots de liaison sont rares, variés et pertinents. En bref, les CODES RÉDACTIONNELS  ont été intégrés au cours des deux années d’études.

4. Le CONTENU vous appartient (cf. Livret des stages 2019, p. 10, et rappel général plus bas). Je fais confiance à votre logique : en partant de votre expérience et de vos connaissances, vous serez certain.es de rendre un travail agréable, lisible et compétent.

Pour les rapports de DUT, projets tutorés et stages, aucune problématique n’est obligatoire. Une problématique me semble artificielle (et prétentieuse) appliquée aux activités concrètes d’un stage de fin d’étude ou d’un projet tutoré ; elle conduit souvent le rédacteur à discourir sur un thème général sans rapport avec ses missions réelles. 

Il est en revanche possible, mais pas obligatoire, de relier les missions et activités entre elles par un fil rouge, que l’on peut signaler dans l’introduction (cf. Livret stage 2019, Principe général, p. 4).

Le grand Pascal, homme de sciences et de lettres, est sans concession sur les fausses fenêtres de la pensée :

« Ceux qui font les antithèses en forçant les mots font comme ceux qui font de fausses fenêtres pour la symétrie.

Leur règle n’est pas de parler juste mais de faire des figures justes. »

Pensées (466) Bordas, Éd. Sellier, 1990, p. 372

a. Plan | Contenu des parties (projet tutoré)

Le contenu est à construire avec l’enseignant tuteur. À titre indicatif,

  1. une première partie pourra être consacrée à l’exposé des objectifs du projet (objectifs de l’action, ses enjeux, ses contraintes, les hypothèses de travail) ;
  2. une seconde partie exposera la conduite de l’action (moyens mis en œuvre, réalisations) ;
  3. Une troisième partie présentera les résultats du projet opérationnel, ses prolongements et une évaluation de la conduite du projet (contenu et gestion d’équipe).

b. Plan | Contenu des parties (rapport de stage)

Chacune des missions choisies (3 ou 4), constituant ainsi une partie du rapport, pourrait s’inspirer du plan précédent en trois points – à savoir (voir encore Livret des stages 2019, page 10) :

A. MISSION X

  1. Enjeux et présentation de la mission ;
  2. réalisation et moyens de la mise en œuvre ;
  3. analyses des résultats (bilan de l’action et compétences du stagiaire)

B. MISSION Y

  1. Enjeux et présentation de la mission ;
  2. réalisation et moyens de la mise en œuvre ;
  3. analyses des résultats (bilan de l’action et compétences du stagiaire).

Dans les deux cas, rapports de PT et stages, de brefs APPORTS THÉORIQUES (notions, définitions) peuvent être rappelés dans le corps du rapport. Au-delà de 5-6 lignes, le rédacteur renverra son lecteur vers des sources complémentaires signalées en note de bas de page de manière à ne pas gêner la lecture, sans renoncer à des éclairages théoriques quand ils sont indispensables.

c. Sommaire : Titres et sous-titres

Le sommaire est automatisé.

Les parties et sous-parties proposent des titres dynamiques : ils donnent en quelques mots un aperçu du contenu ou de l’orientation de la partie (cf. infra l’exemple Citibike).

d. Construction d’un paragraphe dans une partie

Une page est organisée en paragraphes de 10 à 15 lignes solidaires, sans retour à la ligne, avec ou sans alinéa au début. Une interligne simple sépare les paragraphes entre eux. Tous les paragraphes doivent avoir la même présentation cohérente (cf. infra, l’introduction du rapport Citybike).

e. Annexes

Les annexes sont annoncées entre parenthèses dans la phrase qui les signale (cf. annexe n° x, page y). Le point final se place après la parenthèse de fermeture.

Les documents d’annexe sont  présentés après la conclusion, dans l’ordre d’apparition dans le rapport (selon le nombre, une partie Annexes peut être créée et placée après la conclusion, assortie d’un sommaire répertoriant toutes les annexes utilisées).

F. Références : notes et sources | plagiat

Tous les emprunts, chiffrés ou non, verbatim ou non, doivent être signalés en NOTE DE BAS DE PAGE & dans la page répertoriant l’ensemble des SOURCES. Les citations | emprunts, même de cinq mots, doivent être placés entre guillemets.

Présentation d’une citation
Guillemets, ponctuation, verbe d’introduction, etc.

G. Livrets dédiés

Pour informations complémentaires et actualisation annuelle, lire page 2 les Livrets dédiés au PT et aux stages, mis à jour chaque année + exemples

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