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Une synthèse de Lola Basly | GEA1

MAI 2020

INTRODUCTION

Dans les années 1900, de nombreuses personnes s’interrogent sur les moyens d’améliorer la productivité dans une entreprise. Frederick Taylor en vient à penser qu’il est nécessaire de séparer le savoir et le faire, la conception des méthodes et l’exécution, afin d’accroître la productivité. Les ouvriers seront de fait sélectionner, spécialiser et leur travail décomposé en tâches précises. Le résultat de cette organisation scientifique scientifique conduit à ce qui sera bientôt appelé « The one best way », la meilleure méthode. L’activité de l’ouvrier est réduite à des gestes courts et simples qui lui font perdre toute autonomie. Diffusée par de nombreux ingénieurs, cette idée rencontrera au début du XXe siècle un écho favorable dans pratiquement tous les pays du monde. La taylorisation du travail venait de naître.

Cette organisation du travail sera cependant remise en cause par les travaux d’Elton Mayo qui montre que le travail est appréhendé comme une activité collective qui organise l’univers social. Ce psychologue va montrer l’importance des effets de groupes et des relations interpersonnelles, affectives, émotionnelles sur le comportement des ouvriers.

Par conséquent, nous sommes amenés à nous demander s’il est nécessaire de développer l’esprit d’équipe afin d’améliorer l’organisation de l’entreprise.

Dans un premier temps, nous verrons qu’il est important de développer l’esprit d’équipe chez chacun afin de démontrer dans un second temps les objectifs de ce développement.

1. Comment développer l’esprit d’équipe dans l’entreprise ?

« L’esprit d’équipe traduit la capacité d’une personne à participer à l’atteinte d’un objectif partagé, à collaborer avec les autres, à privilégier la réussite du groupe plutôt que sa réussite individuelle. »1

À travers des activités extérieures…

Afin de motiver le salarié, de nombreux auteurs2 ont montré qu’il fallait avant tout l’intégrer dans un collectif de travail pour qu’il se sente essentiel. Pour y réussir, il faut que l’entreprise développe un sens d’esprit d’équipe entre les salariés mais pas que. Elle doit adopter différentes méthodes. Dans un premier temps, nous verrons que l’esprit d’équipe peut se développer grâce à des activités extérieures en groupe.

A travers le film Riens du tout3, la direction organise au sein de l’entreprise, différentes activités, comme par exemple, une chorale ou un marathon. Elles permettent de regrouper les salariés et ainsi de développer des relations professionnelles qui peuvent devenir amicales. En effet, ce type d’activité permettra de regrouper des personnes ayant des points communs qui faciliteront la communication entre elles.

Le rôle du manager…

Développer l’esprit d’équipe chez chacun dans une entreprise est avant tout le travail du manager, en effet, il doit trouver le style de leadership qui correspond au mieux avec son entreprise. Tout en étant le leader, il doit tout de même ne pas oublier d’accorder une place à tous les salariés. Il doit donc montrer l’exemple pour inciter son équipe à faire de même.

C’est par définition le « chef d’équipe » ainsi, chaque membre se réfère à lui, c’est donc grâce à son exemple que l’esprit d’équipe émergera et perdura.

Par exemple, si le manager met en place des projets, il faudra qu’il fasse attention à ne pas exclure des salariés. Il aura intérêt à créer des groupes, que ce soit des binômes ou autres afin que les membres puissent partager leurs idées. En adoptant cette méthode, les salariées auront des moments d’autonomie afin d’exploiter leurs compétences et connaissances mais aussi des moments groupés justement pour diffuser celles-ci. Chacun pourra alors aider l’autre, l’entraide ne pourra que s’améliorer dans l’entreprise. Cette méthode exercée régulièrement permettra aux personnes de se connaître davantage et pourra être source de bénéfice pour l’entreprise.

L’appréciation dans l’entreprise…

A travers l’article publié sur Cairn, nous comprenons que l’esprit d’équipe passe aussi par « l’appréciation », qui devient un « moment clé d’un management participatif »4. Afin que la personne apprécie son travail, il faut que l’échange soit présent au sein de l’organisation pour « permettre de renforcer la confiance, la motivation et de fonder un « contrat-mutuel » entre apprécié et appréciateur ». Lorsque l’individu va se sentir apprécié et que lui-même appréciera ce qu’il fait, sa capacité à s’inscrire dans un groupe sera alors plus grande. Par conséquent, l’esprit d’équipe ne pourra qu’évoluer si chaque personne apprécie ce qu’il fait.

2. Dans quels buts développer l’esprit d’équipe ?

Développer l’esprit d’équipe ne peut qu’être bénéfique pour l’organisation de l’entreprise même s’il peut parfois être source de tensions.

  1. Développer le bien-être du salarié

L’esprit d’équipe participe à l’entraide et au soutien entre les salariés, par conséquent, il permet aux individus de développer leur bien-être. L’épanouissement des salariés est primordial pour une entreprise. Si le salarié se sent bien, et qu’il entreprend des relations positives avec les autres salariés et les dirigeants, il s’impliquera personnellement mais aussi collectivement dans son travail, afin de répondre aux mieux aux attentes. Si l’entreprise s’investit dans la création ou/et la participation de diverses activités (chorale, marathon…), elle générera le bien-être des salariés, ils donneront donc à l’extérieur une image positive de leur entreprise qui participera à son bon développement.

Améliorer la productivité à travers la cohésion

[1] Esprit d’équipe. Définition. COMPÉTENCES GÉNÉRIQUES. En ligne (2015) : http://mescompetencesgeneriques.net/esprit-dequipe/

[2] D’après Grasset Yves, Collectif de travail, dans Agnès Vandevelde-Rougale & Pascal Fugier (dir.), Dictionnaire de sociologie clinique. En ligne : https://www.unsafp.org/IMG/pdf/grasset_y_collectif_de_travail_fr.pdf

[3] Film Riens du tout de Cédric KLAPISCH (1992). En ligne (30 avril 2020) : https://www.arte.tv/fr/videos/028065-000-A/riens-du-tout/

[4] PALPACUER Florence, VERCHER Corinne, TESSIER Nathalie, BOURDON Isabelle. Sous l’épée de Damoclès : l’évaluation des cadres, entre performance individuelle et esprit d’équipe. Management & Avenir, 2010, n°35, p.15/32. Cf : h ttps://www.cairn.info/revue-management-et-avenir-2010-5-page-15.htm

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